Ceintures des apprentissages

Le partage des savoirs crée les relations,et les relations de partage créent le savoir. Marc-Eric PESESSE


Documents

Ceintures de connaissances (pdf)
Ceintures de comportement

Ceintures de comportement

ceintures-de-comportement

Analyse-de-la-période

Récapitulatif-ceinture


L’arbre des apprentissages ou cartographie des apprentissages

Tout le monde sait quelque chose mais personne ne sait tout. L’arbre des apprentissages brise le triangle maitre-élève-savoir et sa hiérarchie figée. Il ouvre la porte de la coopération et de l’interactivité.


Origines

Il ne faut en aucun cas confondre l’arbre des connaissances avec la carte mentale ou le schéma conceptuel. Il s’agit bien d’une tout autre approche qui impose à la fois une structure particulière et vise des objectifs très différents de la carte mentale.

L’arbre des apprentissages est l’intégration d’une méthode initialement créée pour une utilisation en entreprise : l’arbre des connaissances.

Au départ, l’arbre des connaissances est la représentation des savoirs d’une communauté. Chaque membre d’une équipe apporte ses savoirs au service du bien commun. Trois postulats fondamentaux énoncés par Michel Serres sous-tendent le dispositif (Wikipédia) :

  • Postulat 1 : « chacun sait » : du fait qu’il a vécu, tout être humain sait quelque chose ; le savoir est une dimension de l’être, indissociable de l’expérience sensible et, de ce fait, singulière à chaque individu. Cette vérité première restitue à chacun sa dignité face au savoir.
  • Postulat 2 : « on ne sait jamais » reconnaît l’impossibilité définitive du savoir absolu et total ; par ailleurs, le savoir n’étant pas stable et inaltérable, cela invite à une humilité fondamentale et au respect vis-à-vis du savoir des autres. Personne ne peut disposer de l’entièreté des savoirs qui circulent.
  • Postulat 3 : « je ne sais pas mais l’autre sait », tout le savoir est dans l’humanité ; chacun apportant au savoir sa parcelle incomparable, seule l’humanité tout entière peut porter les savoirs dans toute leur diversité.

Cette méthode de travail met fin à toute compétitivité. Le travail collaboratif est mis en avant. Le groupe travaille en toute transparence dans la réalisation d’objectifs communs.

L’arbre des connaissances a été mis en place dans le cadre d’un fonctionnement d’entreprise : le but étant d’augmenter la productivité en gérant bien une équipe. Heureusement, l’objectif scolaire est tout autre et cette approche peut être très utile à l’épanouissement des enfants et du groupe classe.


Pédagogie

À l’aide de l’arbre des apprentissages, l’enseignant favorise l’investissement de l’enfant dans son parcours d’apprentissage. L’enfant est acteur de son évolution. En réalisant son arbre, l’enfant se crée un outil efficace pour évaluer sa progression personnelle mais il le met également au service des autres en partageant son savoir et ses compétences.

L’arbre des apprentissages décentralise le savoir : il n’est plus détenu uniquement par l’enseignant mais il est un écho qui se déplace de branche en branche. L’information se cherche, se partage. L’arbre des apprentissages joue le rôle d’un renforcement positif tant individuel que collectif.

On entre alors dans un échange de connaissances et mieux encore, dans une quête des connaissances. Tout ceci sur le chemin de la métacognition.

L’arbre des apprentissages est d’abord construit individuellement. Les possibilités sont multiples. L’enseignant peut mettre en place un système de brevets, de blasons ou de ceintures. Chaque unité de connaissance vient s’ajouter au tout, complétant un ensemble déjà existant ou créant un tout nouvel ensemble qui élargira le champ d’apprentissage.

Tout ceci mène à une réflexion inévitable tantôt chez l’enseignant, tantôt chez l’élève :

  • Sur les savoirs : identifier les connaissances acquises.
  • Sur les conditions de l’apprentissage.
  • Sur l’évaluation

Plutôt que de verser dans la compétitivité, on glisse lentement vers une société pédagogique qui au fil du temps prendra racine.


Suivi pédagogique

La réalisation de l’arbre des apprentissages induit la création de traces. Elle ouvre la porte de l’école à la famille. Il permet de réaliser un réel suivi pédagogique de la classe et de l’enfant. Si l’arbre des apprentissages est bien enraciné dans les pratiques scolaires, la continuité est grandement favorisée. Au fil des années scolaires, l’enfant et les groupes évoluent avec sens. On se trouve dans un système où l’auto-évaluation, l’évaluation formative et la différenciation ont tout leur sens.


Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.