Cartes mentales

Les cartes mentales ont beaucoup de succès aujourd’hui mais leur origine remonte aux années 1970. C’est le psychologue Tony Buzan qui a créé le concept. L’appellation de cet outil est multiple : carte mentale, schéma heuristique, carte cognitive, carte d’idées…

La réalisation d’une carte mentale sollicite les deux hémisphères du cerveau :

  • le côté gauche pour la logique
  • le côté droit pour l’imagination

Pour ma part, j’utilise beaucoup les cartes cognitives en classe et encourage les enfants à utiliser cette méthode dans leurs démarches individuelles.

Définition

Voici ce que nous dit Wikipédia :

Une carte mentale est un schéma, supposé refléter le fonctionnement de la pensée, qui permet de représenter visuellement et de suivre le cheminement associatif de la pensée. Cela permet de mettre en lumière les liens qui existent entre un concept ou une idée, et les informations qui leur sont associées.

Il s’agit d’une une structure non-linéaire. La carte mentale adopte une représentation en arbre.

Il ne faut pas confondre la carte mentale avec le schéma conceptuel. La carte mentale est bien une vue de l’esprit, une organisation d’idées. Le schéma conceptuel est une représentation complète d’un sujet : un schéma conceptuel se veut plus précis et complet. Une carte mentale a pour but d’organiser ses idées, le schéma conceptuel celui de décrire exhaustivement un sujet. Un schéma conceptuel n’a pas une structure en arbre mais en réseau.

Il n’y a pas de règles précises pour la construction de cartes mentales. La réalisation est libre et ne dépend que de votre mode de pensée ou des relations qui surgissent.

Remue-méninges / brainstorming

Avant de partir dans l’établissement d’une structure, j’encourage d’abord à réaliser un brainstorming. Cela fonctionne tant individuellement qu’en séance collective. L’idée est simple, il s’agit de consigner sur un support (papier, tableau, tablette…) toutes les idées qui émergent à partir du sujet central.

Les idées peuvent s’écrire sans tenir compte d’une quelconque organisation. J’ai tendance à proscrire les phrases dans cette étape car il s’agit réellement d’un enchainement d’idées. Le terme enchainement est d’ailleurs très antinomique car cette étape a pour but de déchainer l’esprit.

Les remue-méninges collectifs sont souvent très productifs. Dans cette situation, l’adage prend tout son sens : il y a plus d’informations dans plusieurs têtes que dans une seule. La précipitation ne fait pas bon ménage avec cette pratique. Le temps est un allié précieux et un brainstorming peut sans peine rester quelques jours sur le côté pour être complété au fur et à mesure des idées.

Lors d’un travail collectif, plusieurs stratégies peuvent-être utilisées :

  • Un personne est garante de la collecte des informations. Elle note alors des données qui lui sont confiées sur un support collectif. Tout le monde voit le résultat grandir petit à petit. La lecture est immédiate. Du côté négatif, certains n’oseront peut-être pas s’imposer ou donner leur suggestion. Cette méthode s’appelle le brain blooming
  • Un support commun est disponible à un endroit précis. Chacun peut aller y écrire ses idées à tout moment. La lecture est indirecte et chacun aura une lecture différente selon le moment où il ira consulter le support.
  • De petites équipes peuvent compléter le support tour à tour. Le brainstorming est alors enrichi par les échanges. Là encore, la lecture est différée et chaque groupe aura une vue différente lors de la construction.
  • Chacun écrit ses idées sur un post-it pendant une durée limitée. Chacun est ensuite invité à placer son post-it sur un support collectif. L’intérêt de cette activité est de dévoiler le nombre de votes pour une idée ou l’autre.

Cette partie dans la construction d’une carte mentale est très importante. Certains considèrent qu’un brainstorming est la construction d’une carte mentale. Pour ma part, il s’agit plus d’une étape qui y mène…

Au niveau pédagogique

La carte mentale permet d’organiser ses idées : les transférer sur papier permet de faire des liens, de mettre des mots sur des sensations. Cette mise en lien permet de faire émerger des données que l’on connaissait intuitivement sans les avoir réellement connectées auparavant.

La réalisation de cartes mentales nécessite un réel apprentissage. Certains y seront plus à l’aise au départ mais tout le monde peut acquérir de l’aisance dans l’exercice. Tout est question de pratique. Elle peut devenir un outil essentiel dans bon nombre de domaines.

Une carte mentale peut être utilisée dans plusieurs buts :

  • Faire une révision
  • Prendre des notes, pendant un cours ou une conférence par exemple
  • Étudier
  • Planifier un projet
  • Préparer la structure et le contenu d’un texte
  • Mémoriser
  • Réaliser une synthèse de ce qui est connu

En nuage de mots, cela donnerait : mener une réunion, négocier, apprendre, organiser, communiquer, planifier, préparer, penser, négocier, survoler, mémoriser, se concentrer, organiser…

Lorsque l’on travaille en groupe, la carte mentale permet de tirer parti de l’intelligence collective.

Quelques conseils d’utilisation

La réalisation d’une carte mentale doit d’abord être un cheminement personnel. C’est d’ailleurs pour cela que j’encourage le remue-méninges.

L’utilisation de couleurs peut être d’un grand soutien. Elles ajoutent une hiérarchie supplémentaire à la structure en arbre. Elles permettent de mettre en évidence, de créer des relations autrement que par des flèches.

Il ne faut pas hésiter à faire des liens : utiliser des flèches, des pointillés… même lorsque les idées sont très éloignées, c’est même encouragé ! Des concepts qui semblaient très éloignés peuvent se retrouver en relation grâce à un enchainement d’idées.

L’écriture n’est pas le seul « contenant » des cartes mentales. On peut très bien y insérer des dessins ou des schémas. On peut également faire appel à des pictogrammes.

Les branches de l’arbre peuvent également être annotée ou accompagnées d’un dessin pour expliciter par exemple la relation qui a permis d’associer ces idées.

Une carte mentale n’est pas figée. On peut très bien la réaliser à l’aide d’étiquettes qui peuvent être déplacées à volonté.

La hiérarchie n’est pas votre amie car elle fige la pensée. La construction d’une branche peut être délaissée pour noter plus loin les idées qui émergent soudainement.

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