La Première Guerre mondiale

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Synthèse : la première guerre mondiale


Origines de la guerre

La guerre 14-18 est la Première Guerre qui concernait l’ensemble de la planète. C’est pourquoi nous l’appelons la Première Guerre mondiale ou totale. Elle a impliqué plus de soldats et causé plus de destructions que toutes les autres guerres antérieures.

Plus de soixante-millions de soldats y ont pris part. Environ dix-millions de civils et militaires sont morts et vingt-millions ont été blessés.

Au départ, ce sont des évènements plus locaux qui ont mis le feu aux poudres. L’Europe était le continent le plus puissant du monde, mais les pays ne collaborent pas tous comme c’est le cas à notre époque. Certains pays se considèrent même comme des ennemis.

Au début du XXe siècle, dans les Balkans (centre de l’Europe), plusieurs peuples sont sous le règne de l’empereur d’Autriche-Hongrie alors qu’ils ne le veulent pas.

Cela crée des tensions qui génèrent régulièrement des conflits.

Les pays les plus puissants prévoient le pire et signent des alliances militaires : si l’un d’entre eux est attaqué, les autres le défendront. Ils se répartissent en deux groupes :

La Triple-Alliance

(1882)

La Triple-Entente

(1884)

Allemagne France
Autriche-Hongrie Russie
Italie Grande-Bretagne
Roumanie

Contexte

1914 : plus de cent ans nous séparent. En termes d’histoire, ce n’est pas si lointain. Si on remonte les générations, nous arrivons à tes arrière-arrière-grands-parents.

À cette époque, pas d’ordinateur. Ils vivaient dans un monde sans télévision, même pas en noir et blanc. La radio belge venait à peine d’émettre ses premiers programmes. La voiture était déjà inventée, mais il fallait être très riche pour en posséder une : à cette époque, le cheval était encore le moyen le plus courant pour les longs trajets. Nous étions à la naissance de l’aviation.

Aujourd’hui, nous sommes 7,55 milliards sur Terre. En 1914, la Terre comptait 1,5 milliard d’habitants


Le feu aux poudres

28 juin 1914

François-Ferdinand, l’archiduc héritier de l’empereur d’Autriche et son épouse vont être assassinés par les Serbes à Sarajevo. La réaction autrichienne est inévitable. L’Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie.

La Russie soutient la Serbie.

L’Allemagne défend l’Autriche-Hongrie.

Les autres pays se rangent chacun du côté de leurs alliés.

Par Le Petit JournalBibliothèque nationale de France, Domaine public, Lien


La Belgique prise d’assaut

Le 2 aout 1914, l’armée allemande envahit le Luxembourg. L’Allemagne demande à la Belgique de laisser passer sur son territoire ses troupes en route vers la France.

Or, en 1914, depuis son indépendance en 1830, la Belgique était ce que l’on appelle un pays neutre. Notre pays n’avait pas le droit de soutenir un pays plutôt qu’un autre.

En cas de guerre, la Belgique ne pouvait pas participer au conflit, mais ses voisins ne pouvaient pas l’attaquer non plus.

Au nom de cette neutralité, Albert Ier, roi des Belges, refuse.

Le 4 aout 1914, la Belgique est envahie par les Allemands qui pénètrent de force sur notre territoire. Rapidement, tout le pays tombe aux mains des Allemands. On dit que la Belgique est occupée par l’Allemagne.

La Grande-Bretagne entre en guerre pour protéger notre pays. L’invasion ne peut pas être stoppée : les batailles font rage et aucune armée ne parvient à vaincre l’autre.

Après avoir envahi la Belgique, les soldats allemands ont rapidement été bloqués dans le nord de la France par les troupes adverses. Dès l’hiver 1914, commence la guerre de position : les armées se font face et ne bougent plus. Les soldats vivent dans des tranchées : d’énormes fossés creusés dans le sol.

En un peu plus d’un mois, les grandes puissances se sont déclaré la guerre.

  • 31 juillet :  mobilisation générale de l’armée belge. Notre pays se prépare à la guerre.
  • 2 aout : l’Allemagne envahit le Luxembourg et fixe un ultimatum à la Belgique.
  • 4 aout : la Belgique refuse le passage des Allemands. Ils nous envahissent.
  • 16 aout : Liège aux mains des Allemands.
  • 24 aout : Namur aux mains des Allemands.
  • 9 octobre : Anvers aux mains des Allemands.

La guerre des tranchées

Durant quatre ans, les soldats des deux camps vont vivre dans des tranchées où ils se cachent. Des millions d’hommes sont bloqués dans ces tranchées. Les conditions de vie sont terribles.

Les tranchées les protègent, mais en même temps, cela rend la vie des soldats très difficile :

  • En été, ils souffrent de la chaleur.
  • En hiver, ils subissent la pluie, la neige ; ils vivent dans la boue.

En plus de cela, ils doivent supporter l’isolement, les tirs ennemis, la peur, la mort des camarades.

Leurs seuls loisirs sont les jeux, la lecture, le courrier à la famille.

Ces conditions de vie s’aggravent avec le manque d’hygiène que cette situation impose : les soldats ne sont pas en mesure de se laver correctement, ils ne changent pas de vêtements et se lavent rarement. Les odeurs sont épouvantables.

Les barbes et les cheveux poussent. À tel point que les soldats se feront appelés « les poilus ».


Évolution des armes

Les soldats se livrent à de violents combats : coups de canon, mortiers (canons qui tirent très près), mitrailleuses, lance-flammes, grenades… Malheureusement, de nombreuses armes se perfectionnent.

Ce sera également l’arrivée du char d’assaut.

Pour sortir vainqueurs de cette guerre interminable, les Allemands mettent au point un gaz : ce gaz provoque d’atroces brulures et même la mort. Ils attendent que le vent soit favorable, puis ouvrent les bonbonnes de gaz. Cela provoque un nuage de gaz mortel qui se répand vers les ennemis. Cette nouvelle arme tue les soldats par milliers. Pour se défendre, les Alliées finissent par utiliser eux aussi le gaz comme une arme. Ceux qui survivent ont les poumons détruits ou sont aveugles. Le port d’un masque, de lunettes et d’un respirateur sont l’unique protection possible


Du ciel

Les premiers combats en avions ont lieu durant la Première Guerre mondiale. En 1914, l’aviation n’a qu’une dizaine d’années : les militaires vont très rapidement utiliser ce nouvel outil. Au départ, les avions étaient utilisés pour faire des reconnaissances : pour avoir des renseignements sur la position des ennemis, l’emplacement des tranchées, etc. Des photos sont aériennes sont prises.

Cette situation met les camps adverses en position faible. On essaie donc d’abattre ces avions de reconnaissance à l’aide d’autres avions : l’aviation de chasse est née.

On se rend rapidement compte que des bombes peuvent être directement jetées par-dessus bord par le pilote. Les tranchées sont directement visées. Ensuite, les avions seront équipés de bombardiers avec un système qui permet d’ajuster le tir : des réservoirs de bombes et un dispositif de largage sont ajoutés.

Un autre moyen de reconnaissance est également utilisé : le dirigeable. Semblable à une montgolfière, le dirigeable a la forme d’un cigare et équipé d’un moteur. Il peut donc être dirigé plus facilement qu’une montgolfière. Les plus célèbres sont les zeppelins allemands. Avant la guerre, ils utilisaient les zeppelins pour transporter des passagers en Allemagne.

Au début de la guerre, le dirigeable a un avantage par rapport à l’avion : il peut voler plus haut. Il est presque impossible de les abattre. Les Allemands s’en sont servis pour bombarder Paris dès 1914.

Mais l’évolution de l’avion va enlever tout l’atout des dirigeables : les zeppelins peuvent alors être détruits par les avions.

Le 17 décembre 1903, le premier avion à moteur de l’histoire décolle d’une plage de Caroline du Nord (est des États-Unis). Le vol dure 12 secondes. L’avion avait été construit par Orville et Wilbur Wright.

Le premier zeppelin (dirigeable) sort des ateliers du comte Ferdinand von Zeppelin en Allemagne le 2 juillet 1900. Dans les années 1920, d’immenses dirigeables gonflés à l’hydrogène, un gaz inflammable (qui brule facilement), transportent des voyageurs. Les dirigeables sont abandonnés après l’accident en 1937 du zeppelin Hindenburg qui a pris feu lors de son atterrissage et tué 39 personnes.

Les cockpits (cabines où se trouve le pilote) des avions de la Première Guerre mondiale sont ouverts. Au fur et à mesure du conflit, les avions se perfectionnent et volent de plus en plus haut. Les pilotes doivent se protéger du froid. À haute altitude, le manque d’oxygène est un gros problème.


Le quotidien

Quand la guerre éclate en 1914, tout le monde pense qu’elle sera courte. Personne n’imagine que c’est le début de 4 ans d’enfer et d’horreurs.

Les populations souffrent de cette guerre : en Belgique, des villes sont bombardées et de très nombreux civils tués. Près de 6,6 millions de civils perdent la vie durant la guerre : morts sous les bombes, de maladies ou du manque de nourriture.

Les pays européens sont ruinés. À la fin de la guerre, ils espèrent ne plus jamais connaitre cette horreur. C’est pourquoi ils appelaient cette guerre « la der des der ».

La famine menace. Un rationnement est mis en place : les gens n’ont droit qu’à une certaine quantité de produits. Ils disposent de tickets qu’ils remettent au commerçant en échange de nourriture.

Pour empêcher la population de vivre normalement et pour montrer que notre pays est entre leurs mains, les Allemands interdisent aux Belges de sortir et d’allumer la lumière après une certaine heure. Les villes sont noires et désertes. Cela intensifie la peur provoquée par les Allemands.

Il y a une pénurie de vêtements. Les gens ne peuvent plus renouveler leurs vêtements et chaussures.

Beaucoup d’hommes ont été obligés de partir sur le champ de bataille. Les femmes doivent s’organiser et certaines remplacent les hommes à l’usine. D’autres deviennent infirmières dans les hôpitaux, d’autres encore s’occupent de la lessive des soldats.

Mais il y a aussi des femmes qui font partie de réseaux d’espionnage ou d’évasion. Certaines seront fusillées par les Allemands.


La paix

Les Américains viennent aider les alliés. Les soldats américains arrivent en France en avril 1917. De mai à juin, avec leur aide, les Alliés forcent l’armée allemande à reculer.

Le 11 novembre 1918, c’est dans un wagon-restaurant français que l’armistice sera signé à Rethondes dans la forêt de Compiègne au nord de Paris. L’état-major souhaitait un lieu isolé des regards, capable d’accueillir deux trains (un pour les alliés et l’autre pour les Allemands). L’endroit est éloigné pour permettre les discussions loin des regards. Le cessez-le-feu est effectif à onze heures. L’armistice marque l’arrêt des combats, mais ce n’est pas un traité de paix en tant que tel. C’est la délivrance générale : les gens descendent dans les rues pour annoncer la nouvelle à leurs voisins.

La paix avec l’Allemagne est signée à Versailles (en France) le 28 juin 1919. Dans ce traité, l’Allemagne est déclarée responsable de la guerre : elle doit payer de lourdes réparations. Des territoires lui sont enlevés : l’Alsace et la Lorraine sont rendues à la France et la Belgique reçoit les cantons d’Eupen, Malmedy et Saint-Vith. C’est un réel sentiment d’humiliation que vit l’Allemagne. Les Allemands se laisseront séduire par Adolf Hitler en 1939 à cause de cette humiliation. D’ailleurs, le wagon utilisé lors de l’armistice en 1918 avait été transformé en musée : en 1940, Adolf Hitler le fait emmener à Berlin. Il sera détruit par des soldats.

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